Accueil         Forum         Forum CdP         Association                                               Admin
Les cyclistes pendant la 1ère guerre mondiale18 mars 2010  

 Archives courses

Tour de France

Courses à étapes

Courses en ligne

Courses disparues

Championnats

Critériums

Piste

Cyclo-cross

Féminines

Amateurs

 Archives coureurs

Lexique

Palmarès

Équipes / Maillots

Photos

 Archives dossiers

Les annuaires

Les dossiers

 Accès adhérents

L'éphéméride

Moteur de recherche

Mises à jour du site

Téléchargements

 

 ACCÈS DIRECT

     Annuaire 2010

     Classement UCI

     Calendrier 2010

     Coupe de France 2010

 

 Interactivité

Contacts

L'Association

Forum

Liens cyclistes

L'actualité

Petites annonces

Ajouter aux favoris

    Le cyclisme a payé un lourd tribut à l'effroyable boucherie que fut la guerre 1914-1918.

     Lorsqu'on évoque cette funeste période, la France cycliste pense immédiatement : Lucien Petit-Breton, François Faber ou Octave Lapize, 3 anciens vainqueurs de la Grande Boucle mais ce sont plusieurs centaines de coureurs, connus ou non, pros ou amateurs, routiers ou pistards (ou les 2), qui firent le sacrifice de leur vie.

     Parmi les pistards, citons entre autres Marius Thé (routier autant que pistard), Georges Lutz, Paul Rugère, Albert Delrieu, Emile Quaissard, abattu à bord de son Spad dans les lignes allemandes, Paul Gombault, tué lui aussi en combat aérien  en juin 1915, Emile Maitrot, Champion du Monde de Vitesse Amateurs en 1901, l'anglais Tom Gascoyne, Léon Flameng, Champion Olympique 1896, victime d'une chute d'avion début 1917 ou bien encore le si prometteur Albert Tournié, abattu le 6 septembre 1918 au cours d'un terrifiant combat aérien et comment ne pas citer le grand Emile Friol, double Champion du Monde, stupidement disparu dans un accident de moto en novembre 1916. Que dire alors du triple Champion du Monde de demi-fond Georges Parent, plusieurs fois blessé et décoré, cité 4 fois à l'ordre et qui mourut... de la grippe espagnole 3 semaines avant l'Armistice... !

    Contrairement à une légende tenace, Léon Comès et Léon Hourlier ne sont pas morts au cours ou après un combat aérien. Ils sont décédés des suites de la chute de leur avion près de Cuperly alors qu'ils allaient rendre visite au boxeur Georges Carpentier, lui-même mobilisé dans l'Aviation à peu de distance des 2 beaux-frères. Les causes de l'accident ne furent jamais clairement établies. La rupture brutale de l'hélice demeure l'hypothèse la plus probable mais aucun avion ennemi n'y fut pour quelque chose !

    Les routiers payèrent eux aussi le terrible impôt du sang : outre Petit-Breton, Faber et Lapize, bien d'autres forçats de la route allongèrent encore ce sinistre inventaire : le futur "grand" Frank-Henry, dont un pathétique témoignage de son sacrifice suprême nous parviendra par compagnons de tranchées interposés, Francis Le Bars, le jeune frère d'Alfred, Anselme Mazan, le frère de Lucien Petit-Breton, tué au Bois de La Gruerie en juin 1915 et tant d'autres qu'on ne peut tous les citer...

    Le Tour de France eut, lui aussi, sa part dans la tourmente : outre les 3 vainqueurs cités ci-dessus, ce sont plus de 50 coureurs, la plupart modestes touristes-routiers, qui écrivirent en lettres de feu et de sang cette page glorieuse de Notre Histoire. Citons-en quelques-uns : Emile Engel, tué pendant la bataille de la Marne, Marceau Narcy, le frère d'André et de Camille, porté disparu le lendemain. Citons aussi René Cottrel, Jean Perreard, Marius Villette, François Cordier, Frédéric Rigaux, René Etien, tué sur le Front Oriental pendant la bataille de Gallipolli ou encore Antony Wattelier. Citons également Charles Privas, l'excellent Tour de France 1913, lui aussi porté disparu dans les premières semaines du conflit. Citons son homonyme Pierre-Gonzague Privat, devenu un affichiste et caricaturiste de grand talent, tué 2 jours après la chute de Hourlier et de Comès. N'oublions pas non plus Henri Alavoine, le frère du "gars Jean", lui aussi victime d'une chute d'avion ou encore François Lafourcade, qui sera l'objet d'une accusation posthume au sujet de l'empoisonnement dont fut victime Paul Duboc dans le Tour de France 1911.

    1918 verra la disparition de Georges Bronchard, la lanterne rouge du Tour 1906, mort dans l'ambulance qui le ramenait vers l'arrière, celle du bel espoir Pierre Vugé, le plus doué d'une grande fratrie de coureurs cyclistes. Evoquons la mémoire d'Albert Niepceron, emporté dans les derniers jours du conflit ou encore celle de Camille Fily, benjamin -  pour longtemps encore, sans nul doute ! - de tous les participants de l'Histoire du Tour de France, mort au Mont Kemmel en Belgique en mai 1918.

    On pourrait continuer d'égrener cette pénible liste des touristes-routiers du Tour mais comment ne pas terminer par deux grandes figures du sport français qui furent - peu de temps, il est vrai - coureurs cyclistes mais connurent la gloire dans d'autres disciplines : Georges Boillot, qui gagna 60 des 65 courses cyclistes qu'il disputa, devenu au moment du conflit l'un des meilleurs -sinon le meilleur- coureurs automobiles du monde, tué dans un combat aérien le 19 mai 1916 à proximité de Verdun.

    L'ultime grande figure de ces héros de chez nous est Roland Garros, sportif ô combien éclectique, et qui fut Champion de France scolaire et universitaire de cyclisme en 1906. Il fut abattu avec son avion le 5 octobre 1918 à Vouziers où l'on peut encore voir sa tombe.

    Côté germanique, si la liste des cyclistes tués au Front apparaît plus courte, cela semble avoir tenu à une politique délibérée de l'Etat-Major allemand qui n'envoya que très parcimonieusement ses athlètes célèbres au Feu, contrairement aux Alliés. Parmi les cyclistes allemands tués au combat, citons en premier Bruno Demke, mort en août 1916 ou encore le grand stayer Willy Honeman, tué le jour même de l'accident de Hourlier et de Comès ainsi que son "collègue" Willy Schmitter. 1916 verra disparaître d'autres excellents pistards allemands : Albert Ritzenthaler, Willy Theiss, Josef Rieder, Paul Lüders et le 14 avril de cette année-là  Ludwig Opel, le plus jeune des 5 frères dont la famille n'avait pas encore été anoblie et qui, avant de fonder la dynastie automobile que l'on connaît, furent tous les 5 coureurs cyclistes.

    N'oublions pas non plus un autre très bon stayer de l'époque : Jacob Esser, mort en juillet 1917 tandis que 1918 verra, entre autres, la disparition de l'excellent routier-pistard Paul Schulze ainsi que celle d'Albert Eickholl, décédé à l'hôpital de Düsseldorf des suites de ses blessures de guerre.

    D'autres pays eurent leurs martyrs cyclistes : l'Italie dont le coureur le plus connu fut Carlo Oriani, vainqueur du Giro 1913, emporté par une pneumonie contractée après qu'il eut plongé dans les eaux glacées du Tagliamento pour sauver un de ses camarades qui était en train de se noyer.

    Terminons ce rapide survol par le plus neutre des pays : la Suisse qui eut, elle aussi, ses héros, malgré sa neutralité. Emile Guyon, 43è du Tour de France 1914, était né helvétique mais considérait, à l'instar de François Faber, la France comme sa seconde Patrie. Au début du conflit, il s'engagea dans l'Aviation et trouva une mort glorieuse en octobre 1918.

    Une étude exhaustive de cette effroyable période couvrirait aisément un gros volume mais le cyclisme n'est pas le sport qui a payé le plus lourd tribut à la Grande Guerre. Le football et encore plus le rugby viennent largement en tête de cette sanglante énumération.

Un article d'Eric Dubois.

Mise à jour du 7 novembre 2006


Format imprimable                   Une remarque sur ce fichier ? : écrivez-nous

Fichier mis à jour le : 23/10/2008 à 7:09

   Dernières news

Toutes les infos
 

Sondage
Quelle course avez-vous hâte de voir arriver ?
Paris-Nice
Paris-Roubaix
Tour des Flandres
Giro
Tour de France
Milan-Sanremo
L-B-L
Volta Catalunya
Vuelta


Résultats
Services
info-courses à domicile
info-conso
info-voyage

Paris sportifs



 
A propos du site        Légal        Contacts
 
© 1997/2010 - memoire-du-cyclisme.net - Tous droits réservés - Site déclaré auprès de la CNIL sous le n°834126